Vic-sur-Cère
Auvergne-Rhône-Alpes, Ain
Vic-sur-Cère, Petite Cité De Caractère®
Vic-sur-Cère est reconnue comme une Petite Cité de Caractère®. Cette marque témoigne de la qualité des patrimoines locaux et de l’engagement de la commune à les protéger et à les mettre en valeur. Autour de cette question centrale, se construit un tourisme à dimension humaine, privilégiant la qualité d’une rencontre, le plaisir de découvrir des pépites patrimoniales, de flâner dans la cité, d’être acteur d’une animation culturelle, d’aller au marché... Dans le Cantal, venez découvrir nos Petites Cités de Caractère®, leur histoire, leurs patrimoines et leurs habitants, et apprécier un certain art de vivre. Vous y trouverez cette carte numérique qui vous permettra de repérer facilement les différents points d’intérêts pour vous aider dans votre découverte.
Vic, de la cité politique à la cité thermale
La cité se développe dès le XIe siècle à partir d’une motte féodale dominant la ville, puis s'étend et devient une cité de notable avec l’installation du bailliage (cour d’appel) au XVe siècle. Vic compte parmi les cités administratives du Carladès. Suite au Traité de Péronne, Louis XIII cède en 1643 le Carladès aux Princes de Monaco (famille Grimaldi) et Vic en devient la capitale politique. C’est après la Révolution qu’elle redevient française. À la fin du XIXe siècle, la source d’eau minérale de Vic, connue depuis l’époque gallo-romaine, a permis le développement d’une activité thermale et a grandement contribué à l’expansion et à la renommée de la cité. En effet, l’apparition de la voie ferrée et le développement du thermalisme favorisent l’extension de la ville sur la rive gauche avec un quartier résidentiel de villégiature, ainsi que l’installation d'équipements en bord de Cère.
Vic, cité d’eau au pied des volcans
Vic-sur-Cère est situé à 680 m d’altitude sur le versant sud-ouest des monts du Cantal, dans le plus grand stratovolcan d’Europe. La cité s’est développée en fond de vallée de la Cère, dans un écrin paysager montagneux et verdoyant, irriguée par de nombreuses sources et cours d’eau. “La terre du vert, du gris et du bleu” a de nombreux secrets à vous révéler. À Vic, l’eau est omniprésente et a modelé le paysage urbain. La présence très ancienne de sources minérales ferrugineuses, connues des Celtes puis des Gallo-Romains (Vicus ad Ceram ou "bourg sur la Cère") a contribué au développement de la cité et à la création d’une véritable station thermale.
Castel Viel
Au XIe siècle, la cité s’installe au pied du Castel Viel, une motte féodale dominant la ville, dont les seigneurs sont des vassaux des Vicomtes de Carlat. La motte castrale, constituée d’un château en bois permet de de surveiller la vallée depuis l’éperon rocheux. C’est ici que serait né au XIIe siècle, Pierre de Vic “le moine de Montaudon”, troubadour qui mena vie de ripaille à la cour d’Alfons d’Aragon vicomte de Carlat. En 1379, les troupes gasconnes, alliées à l’Angleterre durant la guerre de Cent Ans, incendient la ville, détruisent l’église et le Castel Viel. Aujourd’hui ne subsiste aucun vestige du château mais le site offre un panorama exceptionnel.
Rue Cap del Lioc
En contrebas du Castel Viel, la rue “Cap del Lioc” est la plus ancienne de la cité. En occitan, lo cap signifie “le sommet”, del lioc “du lieu”, donc le point le plus haut de Vic. Le long du ruisseau de l’Iraliot s’édifièrent un ensemble de petites maisons mitoyennes à l’architecture typique du Carladès. Le premier niveau servait de remise ou d’abri pour les bêtes. Le deuxième, accessible par un escalier extérieur et un balcon coursière en bois, était celui du logis.
Église Saint-Pierre
Inscrite aux Monuments Historiques, l’église du XIe siècle fut remaniée plusieurs fois. Détruite en 1265, elle est reconstruite dans le style gothique méridional auvergnat : sobre et massif, une nef large, peu de décors sculptés, des murs épais, et influencé par l’architecture méridionale. Elle est endommagée au XIVe siècle durant la guerre de Cent Ans, puis au XVIe siècle lors des guerres de Religion. Les remaniements successifs du XVIIIe au XXe siècle lui donnent son aspect actuel. Sur la façade sud, 56 modillons sculptés de style roman ornent les corniches (têtes humaines ou d’animaux, motifs végétaux), témoignant de l’édifice primitif.
Maison du Bailliage et maison de notable
En 1561, sous Charles IX, Vic devient ville de justice avec un “Bailliage d’Appeaux” (Cour d’Appel). Le bailli y exerçait des fonctions judiciaires, militaires et financières au nom du roi. Les bâtiments du bailliage comprenaient un bâtiment principal, une salle d’audience et une prison utilisée jusqu’en 1825. En face, la maison de notable du XVe siècle présente de beaux encadrements de fenêtres, et conserve une salle voûtée appareillée sur quatre croisées d’ogives à retombée centrale sur pilier octogonal. Elle aurait servi de maison au bailli et de chapelle aux Huguenots. Grâce au bailliage, la ville se développe et de belles demeures sont construites par la bourgeoisie de notables du bailliage, principalement en pierre de roche volcanique (brêche et andésite), donnant une couleur sombre au centre ancien.
Maison du Chevalier des Huttes
Inscrite aux Monuments Historiques, elle fut la demeure du président des juges d’appeaux (Cour d’Appel), puis celle de la famille Pagès des Huttes, qui possède déjà en 1616 la seigneurie du hameau des Huttes à Polminhac. Jean-Baptiste Pagès des Huttes, né à Vic en 1759, entre au service du roi Louis XVI à l’âge de 22 ans. Pour avoir favorisé l’organisation de la fuite de Versailles de la reine Marie-Antoinette, il est tué dans l’émeute du 6 octobre 1789.
Manoir, ancien couvent des Bénédictines
Appelé “le manoir”, cet ancien couvent est fondé en 1640 par la famille de Pesteils, propriétaire du château éponyme à Polminhac. Sous la responsabilité de l’évêque de Saint-Flour qui délègue en partie ses pouvoirs au curé de Vic, le couvent compte une dizaine de religieuses cloîtrées. Elles se consacrent à l’éducation des filles nobles et bourgeoises de la vallée jusqu’en 1792. La Révolution chasse les religieuses et les bâtiments deviennent des biens nationaux. Vendue à un particulier, la demeure devient un hôtel réputé vers 1920, puis un centre de vacances. Elle est aujourd’hui une annexe de l’hôtel Beauséjour.
Chapelle du Calvaire
Édifiée sur une butte au milieu du XVIIe siècle, la chapelle dépendait du couvent des Bénédictines de Vic. Totalement détruite sous la Révolution, elle fut rebâtie dès 1827 comme l’évoque la date gravée au-dessus de la porte. Désacralisée depuis, l’édifice accueille aujourd’hui des expositions en été.
Maison des Princes de Monaco
Construite au XVe siècle, cette demeure sert de résidence au Prince Louis Ier de Grimaldi en 1668 lors de son séjour en Carladès pour régler des affaires de terriers (cadastre). En effet, depuis 1643, la Vicomté, érigée en Comté, passe sous la suzeraineté des Princes de Monaco. Vic en Carladès devient alors la capitale politique de cette enclave monégasque, avant de perdre ce statut et de devenir Vic-sur-Cère après la Révolution. Classée aux Monuments Historiques, la maison possède une tourelle avec une porte d’entrée surmontée d’un arc en accolade et d’une sculpture de l’Annonciation. De part et d’autre d’un vase de lys se tiennent l’archange Gabriel agenouillé et la vierge Marie assise, la colombe du Saint-Esprit planant au-dessus. Sur le linteau de la fenêtre, un arc en accolade torsadé en haut relief encadre un écu bûché, surmonté d’un personnage assis les bras passés sous ses genoux.
Square Princesse Gabriella
En bordure de l'Iraliot, ce petit square est agrémenté d'une fontaine dont la colonne centrale en pierre est richement sculptée : feuille d’acanthe, blason à fleur de lys et couronne, médaillon surmonté de la date 1822. Il fut inauguré le 9 juillet 2025 en présence de la princesse Gabriella Grimaldi de Monaco, comtesse de Carladès, et de sa famille. Ce square illustre les liens forts entre la principauté et la cité : les princes de Monaco portent encore le titre de comte de Carladès, et Vic-sur-Cère est membre de l’association des “Sites Historiques Grimaldi de Monaco”.
Mairie et sa salle d’honneur
La partie ancienne de la mairie (XVIe siècle) abrite la salle d’honneur aux poutres décorées et aux murs peints de trois panneaux figuratifs réalisés en 1993 par I. Vinet et E. Besse, illustrant des événements de l’histoire vicoise. Le premier est la scène de remise du Carladès à Honoré II de Grimaldi en 1643 sur la place de l’église. Le deuxième représente Marguerite de Valois dite “Reine Margot” suivant une cure d’eau minérale à Vic lors de son séjour à la forteresse de Carlat. Le troisième montre la Reine Anne d’Autriche prenant les eaux de Vic ; elle serait venue en 1637 dans l'espoir de soigner son infertilité, et donna naissance en 1638 à Louis XIV.
Avenue Antoine Fayet
Bordée par d’élégantes villas et anciens hôtels de la Belle Époque, l’avenue dessert le quartier thermal. Antoine Fayet, dont le buste est érigé en haut de l’avenue, fut le promoteur de la station thermale avec le rachat de la source en 1888, la commercialisation des eaux minérales, et la construction d’un établissement des bains. Devenu maire, il fait acquérir la source par la commune en 1896. Au n°17, fut construit le premier Grand Café des Sources et le Casino dès 1895 à l’apogée de l’époque thermale. Le Casino connaîtra plusieurs emplacements, et se trouve actuellement dans la zone de Comblat.
Quartier de la gare
Fin XIXe, l’arrivée du chemin de fer renforce l’essor de la station thermale. Autour de la gare édifiée en 1868, c’est tout un quartier qui se développe et qui témoigne d’une architecture spécifique, faite de villas et d’hôtels avec des toitures sophistiquées, des tours, des verrières, des loggias et des terrasses, des parcs et des jardins privés aux haies bien taillées.
Maison des eaux minérales
Les sources minérales ferrugineuses de Vic sont appréciées pour leurs propriétés digestives depuis l’époque gallo-romaine. Oubliées, elles furent redécouvertes en 1560 par un jeune berger. Louis XIV organisa en 1648 la mise en bouteilles, rendant célèbres les eaux de Vic. Fin XIXe, l'établissement thermal est créé. Les soins des curistes sont encadrés par des médecins : les eaux sont utilisées en boisson pour traiter troubles digestifs et états de fatigue. Les deux guerres mondiales freinent l’essor de la station : l’établissement thermal ferme en 1965, puis devient musée en 1994.
Parc de la source et son kiosque à buveurs
Le “kiosque à buveurs” abrite la fontaine d’eau minérale aux propriétés gazeuses, ferrugineuses et bicarbonatées, à une température constante de 12℃. Lors des cures elle était servie par des “donneuses d’eau”. Aujourd’hui, l’eau est sans danger pour la santé, mais ne répond pas aux normes de potabilité. Le kiosque octogonal de 1898 est orné de médaillons illustrant les personnalités ayant fréquenté les lieux (Reine Margot, Anne d'Autriche, Ranavalona III). Le parc héberge un arboretum, composé d'essences américaines tels des séquoias, plantés début XIXe par Arsène Lacarrière-Latour, urbaniste fondateur de Bâton-Rouge.
Ancien hôtel de la compagnie des chemins de fer
Construit sur décision ministérielle, le Grand Hôtel de la Compagnie d’Orléans est inauguré en 1898. Le plus grand hôtel de la cité vicoise comporte tout le confort nécessaire pour une clientèle aisée venant prendre les eaux à Vic : 55 chambres avec électricité générée par la centrale hydroélectrique du Pas de Cère, eau potable, et restaurant. En 1903, lors de son exil en France, la reine Ranavalona III de Madagascar y séjourne durant trois semaines. Aujourd'hui le bâtiment est occupé par un centre de soins et de réadaptation.
Maison Coffinhal
La porte d’entrée à bossages porte la date de 1692. La demeure appartenait aux Coffinhal, illustre famille bourgeoise de magistrats au bailliage de Vic-sur-Cère. Parmi ses membres, le plus connu est certainement Pierre-André Coffinhal, né en 1762. Juriste et révolutionnaire, membre du club des Jacobins et de la Commune de Paris, il se lie très rapidement avec Robespierre. Lors des événements de 1793-1794, il est un des rares à lui rester fidèle, ce qui lui vaut d’être guillotiné sans jugement le 18 thermidor, soit le 5 août 1794 à l’âge de 32 ans.
Maison de la Reine Margot
L’édifice témoignerait du passage de la Reine Margot à Vic-sur-Cère en 1586. Inscrite aux Monuments Historiques, elle conserve d’origine les murs et une grande salle au rez-de-chaussée avec une très belle cheminée. Une cour intérieure abrite une tourelle d’escalier, avec une porte d’entrée sculptée, figurant une Vierge à l’enfant, dite la Vierge bleue, préservée du pillage durant la Révolution.
Maison Murat-Sistrières
Dans cette maison naquit en 1765 le général de Murat-Sistrières. Engagé dans l’armée napoléonienne, il se conduit en héros. En récompense, Napoléon le nomme général de brigade puis baron d’Empire et officier de la Légion d’Honneur. Cette maison authentique en pierre et au toit de lauzes présente un très beau balcon en fer forgé de style Louis XV aux initiales de Murat-Sistrières.
Maison de Boissy
Cette demeure du XVe siècle appartenait aux de Boissy. Cette famille de robe de Vic a laissé la trace de son nom grâce à Louis de Boissy, né en 1694. Cet enfant terrible préférait s’amuser plutôt que de suivre au collège de Saint-Flour ses études imposées par son père. Déshérité, Louis part en 1721 pour Paris où il trouve le succès. Surnommé « Le Molière Vicois », il monte à 27 ans sa première pièce « L’amant de sa femme », comédie à grand succès. Reçu en 1754 à l’Académie Française, il obtient la direction de la revue littéraire « Mercure de France » (voir estampe de 1757, musée Carnavalet). Il meurt en 1758 riche et comblé d’honneurs. Ses œuvres comptent neuf volumes archivés à la Bibliothèque Nationale de France.
Ancienne Fondation Bertrand
Construite à partir du XVIIe siècle, cette bâtisse massive en pierre appartenait à une grande famille vicoise, les Bertrand. Le premier membre connu, Guillaume, notaire au XVIIe siècle, eut une descendance prolifique de notaires et d’avocats. Gabriel, juge et notaire, meurt en 1945. Sa fille Germaine, dernière de cette lignée, meurt sans héritier en 1964. Elle lègue tous ses biens à la Croix Rouge, dont la bâtisse pour y créer une maison de retraite, la “Fondation Bertrand”, qui fermera ses portes en 2014. L’édifice, acquis par la commune de Vic-sur-Cère en 2021, a été depuis réhabilité en lieu de vie intergénérationnel avec des logements locatifs et une maison d’assistantes maternelles.
Moulin du Vialard
Pour poursuivre la visite de la cité, rendez vous au moulin du Vialard qui se trouve à 5 minutes à pied du bourg, sur l’allée des tilleuls. Grâce à la Cère et ses affluents, la cité compta jusqu’à 14 moulins à eau utilisés pour la transformation des produits issus de l’agriculture vivrière. Le moulin du Vialard, mentionné dès 1612, est alimenté par un bief de la Cère. D’abord exploité pour une activité de scierie, son activité se diversifie : pressage de fruits, huile, farine, foulage et carderie de la laine, teinturerie, et même distillation. A son apogée le moulin est une véritable petite industrie qui emploie une dizaine de personnes. Le dernier meunier meurt dans les années 1960 et le moulin est désaffecté. Du bâtiment d’origine, il ne subsiste que le soubassement en pierre. En 2000, le quartier est classé en zone inondable et la municipalité réaménage le moulin et ses abords.
Iraliot et cascade du Trou de la Conche
Le cœur historique de la cité est traversé par le cours d’eau de l’Iraliot, qui se jette dans la Cère au niveau du parc des sports. Il entraînait autrefois plusieurs moulins hydrauliques construits le long du ruisseau, visibles sur le cadastre napoléonien. Il alimentait également les habitants en eau, ce qui est toujours le cas par système de captage et de stockage dans un réservoir visible au départ du sentier de randonnée en haut de la rue Cap del Lioc. Le chemin remonte le cours de l'Iraliot jusqu’à atteindre la pittoresque cascade du trou de la Conche, site inscrit au titre des paysages depuis 1942.
Maurice Delort, le médecin des neiges
Maurice Delort (1911-1971) est une figure locale emblématique : médecin, Conseiller général de 1954 à 1971, et très investi dans le développement touristique du Cantal. Il possédait des chiens samoyèdes venant de Terre Adélie (Antarctique) qui lui avaient été offerts par l’explorateur polaire Paul Emile Victor. Ils lui ont permis d’effectuer ses visites en traîneau dans les villages en altitude, isolés parfois plusieurs mois par la neige. Surnommé affectueusement « le barbu », ce médecin était reconnu pour son charisme et son humanisme, et soignait sans relâche, quelles que soient les circonstances. Un buste en bronze honore sa mémoire devant le mini-golf dont il est à l'origine. Ce mini-golf est construit en 1956, avec chaque piste associée à une maquette d’un site incontournable du Cantal. À l’entrée, un kiosque en pierre est construit en 1963, inspiré du pigeonnier de la Prade (1768).
Parc des sports et Avenue André Mercier
Le parc est aménagé dès 1933 avec piscine et courts de tennis, le premier du Cantal à accueillir de tels équipements. Sa création est due à l’initiative du Docteur Jean Lambert (1892-1954), figure locale investie pour le développement du sport et du tourisme. En 1949 il fait planter de nombreux arbres dans le parc et le fait clôturer. Organisateur du concours de marche Aurillac-Vic, c’était un promoteur du sport, du tourisme, et de l’animation du village. L’avenue attenante est baptisée en hommage à André Mercier, maire de Vic-sur-Cère de 1959 à 1969. Elle se distingue par son remarquable double alignement de tilleuls centenaires. À l'époque de l’essor de la station thermale, plusieurs alignements d’arbres sont plantés aux abords de la Cère et le long des principaux axes de communication de la cité. Ces alignements structurent le paysage et créent un lien entre les différents quartiers.
Hôtel Touring Club
L’ancien hôtel du Touring Club connaît une histoire particulière durant la seconde guerre mondiale, abritant une Maison d’enfants créée en mai 1942 par l’Abbé Glasberg. Né dans une communauté juive de Jitomir (Ukraine), il parle couramment le Yiddish et le français, et se consacre au sauvetage des personnes fuyant les persécutions nazies. La Maison d’enfants, tenue par le couple Malkin, accueille des adolescents d’origine juive extraits des camps du Sud de la France par l’abbé Glasberg. Le secrétaire de mairie de l’époque, Roger Bonhoure, contribue lui aussi au sauvetage des pensionnaires de l’Hôtel Touring Club et de résistants en délivrant de faux-papiers d’identité. Lié d’amitié avec les Malkin, il facilite la fuite du couple lorsque leurs origines juives sont dévoilées. En 2001 l'institut Yad Vashem de Jérusalem décerne à Roger Bonhoure le titre de Juste parmi les Nations.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes, Petites Cités de Caractère® du Cantal et par la commune de Vic-sur-Cère.
Il est soutenu financièrement par la convention FNADT du Commissariat Massif Central, par l'appel à projet "patrimoine et numérique" de la Région Auvergne Rhône-Alpes, et par la Fondation d’Entreprises du Crédit Agricole Centre France.
Le plan de la commune (visuel de fond) a été réalisé par Laura Catheline - atelier passage avec des bulles illustratives dessinées par Emma Delaume.
Les traductions en anglais ont été réalisées par l'Office de tourisme de la Châtaigneraie Cantalienne.
Les voix ont été produites et enregistrées par Hélène Poussin - Compagnie « les pieds bleus » (version française), Nico productions (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Pierre Soissons, Patrick Forget, Antom Productions, Mairie de Vic-sur-Cère, Petites Cités de Caractère®, Kargo Sud, Archives Départementales du Cantal.
Les vidéos ont été produites et réalisées par Petites Cités de Caractère®, l'une d'entre elles est aimablement fournie par la famille Delort.
Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.
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