Besse
Auvergne-Rhône-Alpes, Puy-de-Dôme
Besse, Petite Cité De Caractère®
Besse est reconnue comme une Petite Cité de Caractère®. Cette marque témoigne de la qualité des patrimoines locaux et de l’engagement de la commune à les protéger et à les mettre en valeur. Autour de cette question centrale, se construit un tourisme à dimension humaine, privilégiant la qualité d’une rencontre, le plaisir de découvrir des pépites patrimoniales, de flâner dans la cité, d’être acteur d’une animation culturelle, d’aller au marché... Dans le Puy-de-Dôme, venez découvrir nos Petites Cités de Caractère®, leur histoire, leurs patrimoines et leurs habitants, et apprécier un certain art de vivre. Vous y trouverez cette carte numérique qui vous permettra de repérer facilement les différents points d’intérêts pour vous aider dans votre découverte.
Présentation
Église Saint-André
Elle est édifiée entre le XIe siècle et le XIIe siècle sur une coulée de lave qui fournit des pierres pour sa construction. L’église est d’inspiration romane et a été remaniée plusieurs fois avec l’ajout d’un chœur gothique du XVIe siècle, un porche et des chapelles latérales de style ogival au XVIIe siècle et XVIIIe siècle. À la Révolution française son abside et son clocher sont abattus. Elle accueille des trésors architecturaux dont des chapiteaux décorés du XIIe siècle, des stalles en bois du XVIe siècle et la Vierge Noire de la Chapelle Notre Dame de Vassivière.
Jardin Clos
Les remparts de la cité, devenus coûteux à l’entretien et inutiles, sont allotis par le nouveau seigneur de Besse au XVIIe siècle, le comte de Broglie. Il vend ces parcelles au pied des anciennes fortifications aux habitants qui les transforment en jardins, ceints de quatre murs, une porte ouvre sur un petit escalier et un pavillon à toit pyramidal qui fait office de cabane de jardin. Le jardin clos, organisé comme le jardin des simples des monastères médiévaux, met à l’honneur la flore caractéristique du Sancy : essences locales, protégées, toxiques, utilitaires, aromatiques du saint-nectaire…
Château du bailli
Il s’agit de la résidence du représentant du seigneur. Il est édifié vers le XVe siècle. Le château est intégré au rempart. Aujourd’hui ne subsiste que la façade, la toiture, la tour et des éléments de défense. La charge de bailli est achetée auprès des seigneurs de la Tour d’Auvergne par les familles bourgeoises de la cité. Le bailli a pour mission de récolter l’impôt, maintenir la justice et la sécurité auprès des habitants.
Rempart
La construction du rempart est liée à l’insécurité causée par la guerre de Cent Ans. La Couronne autorise son édification entre 1436 et 1449. Une représentation du rempart est visible sur le terrier de Besse-en-Chandesse. Il s’agit d’une commande adressée par Catherine de Médicis à Antoine Godivel, notaire royal, en 1575. Âgée de 70 ans, la reine mère veut connaître l’état de ses possessions pour les transmettre en héritage. Les murailles mesuraient six mètres de haut et étaient munies de six tours et de machicoulis en saillie. Au XVIIe siècle, il est vendu en portions, les pierres servent alors à l’édification de jardins clos et de vergers.
Beffroi
Il s’agit de la dernière porte intacte du rempart, elle permettait le contrôle des hommes et des marchandises entrant dans la cité. C’est un symbole de l’architecture militaire du XVe siècle avec sa barbacane à chicane (fortin avant) qui protège la porte. La tour carré donne accès par un escalier à colimaçon au logis et à la salle de garde. Elle est surmontée d’une horloge et d’un lanternon orné d’une girouette en forme de loup, symbole de Besse associé à une légende. Des loups auraient alerté, lors d’une nuit de fête, la population d’une attaque de brigands (légende créée au XIXe siècle pour favoriser le tourisme).
Maison « dite » de la reine Margot
Ce bâtiment, représentatif de l’habitat médiéval du XVe siècle, est associé à une légende qui relate que Marguerite de Valois aurait résidé là lorsqu’elle fuyait son frère, le Roi Henri III. S’agissant d’une maison bourgeoise, il est peu probable qu’une princesse de sang royal ait résidé ici. Toutefois, la démesure de son architecture avec une porte ornée d’un tympan en arc ogival façonné en dentelle de pierre et une échauguette en surplomb, toutes deux coiffées d’un toit en poivrière, témoignent de la grande richesse du propriétaire. Aujourd’hui, ce bâtiment accueille le musée du Ski. La venue supposée de Marguerite de Valois dite la reine Margot nourrit une autre légende inventée au XIXe siècle pour raconter des « histoires » aux visiteurs.
Ancien hôpital de Broglie
Cette boutique du XVe siècle est reconvertie en hôpital pour les pauvres à l’initiative de Marie de Lamoignon, épouse de Victor Maurice de Broglie au XVIIe siècle. L’implantation d’une maison de charité fait partie des actes dévolus à la noblesse, notamment pour assurer son Salut dans l’au-delà. Elle sera accordée en 1715 par lettre patente signée du Roi Louis XIV. En 1780, une visite de l’évêque permet de savoir que l’hôpital possédait onze lits administrés par huit sœurs de la congrégation de Saint-Joseph. Les habitants payaient un médecin pour le suivi médical des résidents de l’hospice.
Maison des consuls
La cité est composée d’une classe bourgeoisie urbaine comprenant des commerçants, d’artisans, des hommes de loi et de lettres. La maison des consuls est composée de deux bâtiments reliés par un porche (aujourd’hui disparu). Elle abritait la salle consulaire, le lieu de réunion des magistrats dont les corbeaux qui soutenaient le plancher en sont les derniers vestiges. La porte d’escalier au tympan ogival est ornée d’un blason qui devait être peint. Les deux consuls étaient élus par une assemblée de bourgeois, afin d’organiser la vie économique et politique de la cité.
Places et les fontaines
Les deux grandes places qui sont centrales dans la cité témoignent de l’importance économique de Besse à l’époque médiévale. La place du docteur Alfred Pipet est dédiée au commerce du blé et la place de la Gayme, au fromage. Lieux de sociabilité, elles sont ornées de fontaines mentionnées en 1579. Elles sont construites en « pierre de Besse », une pierre volcanique avec des nuances de couleur très marquées. L’une au bassin octogonal (remaniée au XXe siècle) et l’autre rond, elles sont toutes deux ornées de motifs végétaux.et de visages joviaux pour la place Pipet.
Échoppes médiévales – la maison des bouchers
L’héritage du passé commercial est visible par la présence de nombreuses échoppes avec des baies en anses de panier avec un présentoir en pierre pour étaler la marchandise. Cette maison du XVe siècle abritait jusqu’en 1984, une boucherie, comme en témoigne le toponyme de la rue « des Boucheries » où le dénivelé facilite l’évacuation des déchets liés à cette activité.
Lavoir
Au XIXe siècle nait le mouvement hygiéniste suite aux découvertes des virus et bactéries qui causent les maladies L’hygiène devient une préoccupation et les lavoirs se multiplient. Le lavoir est le lieu de sociabilité, accommodé au labeur des femmes, où elles se rendaient pour décrasser le linge, le laver à la cendre puis le battre et le rincer à grandes eaux avant de le faire sécher à l’air libre. Les lavoirs sont reconnaissables à leurs pierres inclinées vers l’eau.
Moulin hydroélectrique
La force motrice de l’eau est reconnue et utilisée depuis des siècles par l’homme. Au XIXe siècle, l’eau de la Couze Pavin sert à produire de l’électricité, les roues actionnent des turbines et une dynamo. C’est grâce au projet d’électrification de la ville par le maire Amédée Berthoule que les habitants de Besse rencontrent la « fée lumière » en 1893.
Maison d’accouchement
Cette maison accueille de 1954 aux années 1970, les femmes ne désirant pas effectuer la naissance de l’enfant à domicile. Cet établissement, sous la responsabilité d’une sage-femme libérale et agrée par la sécurité sociale, a compté six lits. Les femmes enceintes ont bénéficié d’un accompagnement de la grossesse jusqu’à l’accouchement et pour le suivi de la mère et de l’enfant.
Manoir Sainte-Marie des Remparts
Ce bâtiment composite reflète une partie du passé de la cité. Au XXe siècle, Ernest Barthélémy réemploie divers éléments architecturaux hérités du Moyen-âge et laissés dans les déchetteries de la cité. Ainsi sont sauvegardés l’ancien jubé de l’église, les modillons illustrant les sept péchés capitaux, les fenêtres à meneaux et les créneaux et machicoulis de l’ancien rempart.
Hôtel de la poste et de la providence
Au XIXe siècle, Besse connait un renouveau économique comme station « cure d’air et d’altitude ». La cité se dote alors d’hôtels luxueux pour accueillir la clientèle urbaine qui arrive en diligence puis en voiture. Cette clientèle était présente en été afin de s’oxygéner en montagne puis en hiver à partir du XXe siècle avec le développement du ski. La famille Michelin réside dans cet hôtel au début du XXe siècle, le louant dans son intégralité. Le tourisme d’hiver a abouti à la création en 1961 de la station de ski de Super-Besse.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes, Petites Cités de Caractère® du Puy-de-Dôme et par la commune de Besse.
Il est soutenu financièrement par la convention FNADT du Commissariat Massif Central, par l'appel à projet « patrimoine et numérique » de la Région Auvergne Rhône- Alpes, et par la Fondation d’Entreprises du Crédit Agricole Centre France.
Le plan de la commune (visuel de fond) a été réalisé par Lemoineau.
Les traductions en anglais ont été réalisées par Kim Spychalski.
Les voix ont été produites et enregistrées par Marie Léger (version française), Tamara Souverain (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Julie Baudin. Les photographies réalisées par Julie Baudin ont été subventionnées par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Les vidéos ont été produites et réalisées par Petites Cités de Caractère®.
Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.
Ce projet de carte interactive est porté par les associations Petites Cités de Caractère® de France, Petites Cités de Caractère® en Auvergne Rhône Alpes, Petites Cités de Caractère® du Puy-de-Dôme et par la commune de Besse.
Il est soutenu financièrement par la convention FNADT du Commissariat Massif Central, par l'appel à projet « patrimoine et numérique » de la Région Auvergne Rhône- Alpes, et par la Fondation d’Entreprises du Crédit Agricole Centre France.
Le plan de la commune (visuel de fond) a été réalisé par Lemoineau.
Les traductions en anglais ont été réalisées par Kim Spychalski.
Les voix ont été produites et enregistrées par Marie Léger (version française), Tamara Souverain (version anglaise).
Les photos ont été produites et réalisées par Julie Baudin. Les photographies réalisées par Julie Baudin ont été subventionnées par le Conseil départemental du Puy-de-Dôme.
Les vidéos ont été produites et réalisées par Petites Cités de Caractère®.
Conception et développement de la carte interactive par Tabula Rasa.






