La Sauvetat
Auvergne-Rhône-Alpes, Puy-de-Dôme
La Sauvetat, Petite Cité De Caractère®
La Sauvetat est reconnue comme une Petite Cité de Caractère®. Cette marque témoigne de la qualité des patrimoines locaux et de l’engagement de la commune à les protéger et à les mettre en valeur. Autour de cette question centrale, se construit un tourisme à dimension humaine, privilégiant la qualité d’une rencontre, le plaisir de découvrir des pépites patrimoniales, de flâner dans la cité, d’être acteur d’une animation culturelle, d’aller au marché... Dans le Puy-de-Dôme, venez découvrir nos Petites Cités de Caractère®, leur histoire, leurs patrimoines et leurs habitants, et apprécier un certain art de vivre. Vous y trouverez cette carte numérique qui vous permettra de repérer facilement les différents points d’intérêts pour vous aider dans votre découverte.
Présentation
Le noyau primitif
Il s’agit de la première installation hospitalière. Elle est de taille modeste et regroupe la chapelle, le château (le logis du prieur et des frères), la tour carrée et des bâtiments annexes. La chapelle intégrée à l’église et la tour carrée sont encore visibles aujourd’hui.
La tour ronde
Elle est construite en forme circulaire et domine sur 24 mètres de haut, avec un appareil régulier en pierre d’arkose sur ses deux tiers, puis en moellons irréguliers de calcaire munis par des chaines de réalignement en grand appareil. Elle est composée de cinq salles dont quatre sont couverte d’une coupole et une d’une terrasse sommitale. L’accès au premier étage se fait par un escalier extérieur du XVIIIe siècle, l’accès aux salles suivantes est permis grâce à un escalier à vis ménagé dans l’épaisseur du mur. Une porte, côté est, ouvre sur le rez-de-chaussée.
La porte Saint-Jean
Elle est le point d’entrée de la deuxième enceinte, sa construction peut remonter au XIVe siècle. Il s’agit d’une porte charretière surmonté d’un arc brisé, lui-même accolé à un arc en plein cintre. L’ancienne porte piétonne à gauche est aujourd’hui emmurée. Un édicule en encorbellement est situé au-dessus de la porte. Il sert de protection car il est muni d’archères qui permettent le jet de projectiles. L’arc de son tympan est orné de la croix de l’ordre des Hospitaliers. La niche entre les deux portes abrite l’image de Saint-Verny, le protecteur des vignerons.
La chapelle Saint-Jean Baptiste
Elle a été agrandie par adjonction au XIXe siècle, au nord avec une nef et au sud avec le chœur. Il ne subsiste que les extrémités est et ouest, aujourd’hui se sont les deux bras du transept de l’église. Elle est dédiée au protecteur de l’ordre de Saint-Jean Baptiste. La partie visible de la chapelle a conservé son clocher roman et ses murs gouttereaux sont orné d’une corniche à modillons sculptés, l’un deux représentent un petit tonneau portatif et l’autre une tête de lapin.
La Vierge
Cette Vierge en majesté est offerte à la commanderie par Odon de Montaigu, le grand prieur d’Auvergne de l’ordre des Hospitaliers en 1319. Elle est haute de 54 centimètres. Elle est composée d’une base en bois couverte de plaques de cuivres dorées à l’aide de pointes et décorée d’émaux en provenance de Limoges. La face postérieure du tabernacle du trône sur lequel repose la Vierge, est dotée d’une porte ornée d’un ange. Les lignes en capitales gothiques informe sur la donation.
Les loges
Elles sont enserrées dans l’enceinte du fort. Elles sont construites à la suite de l’insécurité liée à la guerre de Cent Ans. Les habitants ont pu acquérir auprès du seigneur une parcelle pour édifier une loge, en échange, ils doivent assurer le guet, participer à la défense ou payer une redevance (le cens). Certaines loges ont conservé leurs décors peints et leur cheminée. Elles sont au nombre de cent-cinquante au XVIe siècle. Elles sont occupées occasionnellement puis perdent leur fonction défensive pour devenir des annexes agricoles.
La prison et/ou le silo et/ou glacière
Au-dessus de la porte se trouve les cartouches polylobées aux armes d’Odon de Montaigu et de l’ordre des Hospitaliers. Elle a conservé son verrou de type « Vertevelle » orné par une tête de chien. Au rez-de-chaussée, la salle voutée a pu être utilisée comme un silo à grain ou comme une glacière. Le premier étage est une prison et le second, le corps de garde (une salle de garde).
La chapelle Saint-Esprit
Elle est reconstruite au XVIIIe siècle, la statue de Sainte Marthe qui y reposait est remplacée par une Vierge à l’enfant. Sainte Marthe est la patronne de la Confrérie de Saint-Esprit, une institution de charité fondée vers 1180 par Huy de Montpellier, elle a pour objectif de réunir des laïcs souhaitant aider les malades, les orphelins et les pauvres.
La croix Saint-Jean
Elle date du XIIe siècle. Le croisillon à bras quadrangulaires saillant est pourvu d’arrêtes moulurées en cavet. Elle est décorée d’un quadrilobe renfermant une croix de Saint-Jean. Dépourvue de fût, il est posé à même le dé qui repose sur un socle octogonal.
La croix Sud
Elle est réduite à un croisillon, et elle présente sur chaque face un médaillon circulaire avec à l’avant une croix inscrite dans un quadrilobe.
La croix Nord
Elle se distingue par son socle octogonal à multiples facettes sur lequel la date 1436 est gravée en chiffres romains « AN MIL CCCCXXXVI ».

